Poser le pied au bout du monde. Où les terres antarctiques étaient dites légendes. Partir en reconnaissance. Braver le lieu sauvage « ni vu ni foulé par l’homme ». Lever le voile immaculé entre l’iceberg et le blizzard. Aller où rien, sur terre, ne peut être plus étranger. S’abandonner au blanc en ne comptant que sur soi-même. Déjouer la perfidie des glaces monotones, la folie des champs magnétiques. Débusquer les crevasses, échapper aux aiguilles. Approcher la magie de l’aurore dite australe. Creuser sa piste. Accompagner la science au dernier continent. Vouloir le lui livrer. S’apprêter à parer à la plus haute hostilité. Ne pas la craindre. Et gonflé de l’élan des purs explorateurs, conquérir l’ultime inconnu.
Pôles d’attraction
1956 : l’Amiral George J.Dufek et ses sept hommes d’équipage surnommés les « lucky seven » atterrissent les premiers au pôle Sud aux commandes d’un LC-47 baptisé « Que sera, sera »...
Une fiabilité de haut vol
Les altitudes, les degrés extrêmes, les importants écarts thermiques et les champs magnétiques produits par les moteurs et les instruments de bord constituent de graves dangers pour un aviateur. Aussi ne lésine-t-il pas sur la qualité et la fiabilité de sa montre. Outre la lecture facilitée par des éléments luminescents, les instruments de vol Zenith ont toujours fait l’objet de contrôles drastiques.
Altimètre Zenith, fabriqué pour l’armée anglaise, dès les années 1910
Compteur d’avion Zenith, pour l’armée de l’air italienne des années 1960. Distribué par le fournisseur A. Cairelli, Rome
Avant d’être agréé et mis sur le marché, chacun était remonté quotidiennement en position verticale et exposé à des variations de température allant de -30° à +40°, au cours desquelles l’écart de marche diurne ne pouvait se permettre de dépasser 45 secondes pendant trois jours consécutifs. Également soumise à des vibrations et des accélérations de grande amplitude, la montre ne devait subir aucun arrêt de fonctionnement. L’étanchéité, l’indifférence magnétique et la lisibilité faisaient également l’objet d’essais sévères pendant plus de 24 heures, dans des conditions qui ne laissaient aucune place au hasard ni à l’imprécision.
Montre historique chronographe 1960
Montre chronographe Zenith à remontage manuel, calibre 146 DP, 1960. A. Cairelli
Produit au début des années 1960, pour la firme A. Cairelli fournisseur historique de l’armée de l’air italienne, le chronographe Zenith à remontage manuel porte sur son fond la gravure Tipo CP-2 qui confirme son utilisation militaire. Arborant deux compteurs à 9 et 3h, son cadran noir joue les contrastes avec des chiffres et des aiguilles luminescents. Une lunette tournante à 60 minutes impose un style moderne dans un généreux boîtier de 45 mm de diamètre qui préserve la marche du mouvement des champs magnétiques.
Le calibre 146 DP est fabriqué dans les ateliers Zenith des Ponts-de-Martel. Très apprécié pour sa lisibilité et son ergonomie, ce chronographe produit à 2500 exemplaires est devenu au fil du temps une icône recherchée par les collectionneurs. La version militaire utilisée jusqu’au début des années 1980 par l’armée italienne porte la mention AMI (Aeronautica Militare Italiana) ou MM (Marina Militare) sur le fond du boîtier, suivie d’un numéro d’inventaire.
Obsessionnelle régularité
En écho à la montre chronographe historique des années 1960-1980, la nouvelle Pilot Big Date Special choisit la fonctionnalité pour fer de lance. Son boîtier façonné en acier opte pour un diamètre consensuel de 42 mm, dont les finitions polies et satinées s’alternent dans un esprit classique.
Zenith Pilot Big Date Special - Inspirée des montres classiques, elle adopte un bracelet de cuir surpiqué à la main
Le cadran noir mat, sablé cinq fois, met en lumière les données temporelles dans un parfait équilibre visuel. Le compteur de petite seconde s’installe à 9h en symétrie parfaite avec le compteur 30 minutes qui se place lui à 3h. Tous deux ont un traitement azuré. Un duo d’aiguilles traitées ruthénium noir et soulignées de Superluminova marquent les heures et les minutes dans un style résolument masculin et moderne. Leur profil sportif et dynamique répond au graphisme épuré des chiffres arabes qui rendent un sobre et solennel hommage à ceux du chronographe de 1960.
En coulisses, œuvre avec une régularité exceptionnelle le calibre El Primero 4010, dont les finitions sont visibles par le fond saphir du boîtier. La masse oscillante arbore de fines Côtes de Genève réalisées dans la plus pure tradition horlogère.
Zenith Pilot Big Date Special
Données techniques
Réferences
Bracelet cuir
:
03.2410.4010/21.C722
Bracelet acier tressé milanais
:
03.2410.4010/21.M2410
Mouvement
:
Calibre El Primero 4010, à remontage automatique
Diamètre total
:
30 mm
Hauteur
:
7,65 mm
Composants
:
306
Rubis
:
31
Cadence du balancier
:
36’000 alt/h
Réserve de marche
:
50 heures
Fonctions
:
Heures et minutes au centre Petite seconde à 9h Compteur chronographe 30 minutes à 3h Trotteuse centrale Grande date à 6h
Boîtier
:
Acier poli et satiné
Diamètre
:
42 mm
Étanchéité
:
5 ATM
Fond
:
Saphir
Cadran
:
Noir mat avec chiffres et aiguilles rehaussés de Superluminova