A. Lange & Söhne Richard Lange Répétition Minutes
A. Lange & Söhne Richard Lange Répétition Minutes
La manufacture saxonne étoffe la famille de montres Richard Lange avec un garde-temps doté de la fonction sonore la plus exigeante qui soit : une répétition minutes d’exécution classique et de conception moderne. Avec son cadran en émail blanc en trois pièces, cette montre en platine limitée à 50 exemplaires s’apprécie par son acoustique, mais aussi par son esthétisme.
![]()
Parmi les montres à sonnerie, les répétitions minutes représentent les complications les plus exigeantes et les plus intéressantes que l’horlogerie de précision puisse offrir : elles font retentir l’heure à la minute près. Chez A. Lange & Söhne, c’est une tradition qui remonte à la fin de l’ère des montres de poche, au XIXème siècle. Avec la Grand Complication, la répétition minutes a fait un retour triomphant en 2013, accompagnée de fonctions très variées et fascinantes, comme le chronographe à rattrapante et le quantième perpétuel. Deux ans plus tard, le motif acoustique coïncidant avec l’affichage numérique décimal de la Zeitwerk Répétition Minutes démontrait, une fois encore, la capacité d’innovation de la manufacture. La Richard Lange Répétition Minutes met désormais en avant le mécanisme de la sonnerie, son unique complication.
![]()
Une mélodie pour chaque minute
La construction complexe de la Richard Lange Répétition Minutes repose sur le motif sonore traditionnel : son mécanisme de sonnerie marque les heures, les quarts d’heures et les minutes en actionnant un poussoir sur le côté gauche du boîtier. Elle respecte ensuite un programme mécanique qui, avec ses deux timbres aux notes spécifiques, peut restituer 720 séquences différentes, soit une pour chaque minute d’un cycle de douze heures. Les heures sont marquées par une note grave, les quarts par deux notes et les minutes qui s’écoulent depuis le dernier quart frappé sont comptées avec une note aiguë. L’heure indiquée sur l’illustration, 1 h 51 ou 13 h 51, serait donc marquée par une note grave, trois notes doubles et six notes aiguës. Après l’activation du processus de répétition, grâce au fond en verre saphir, on peut suivre précisément l’action des marteaux ornés d’un poli miroir, alors qu’ils frappent les différentes séquences sur les deux timbres ceignant le mouvement. Le mécanisme à 191 composants est commandé par un système de râteaux, de limaçons, de leviers et de roues artistiquement orchestrés.
![]()
La Richard Lange Répétition Minutes est conçue pour offrir la plus belle qualité acoustique. En conséquence, le travail de réglage s’apparente à l’accordage précis d’un instrument de musique : pour obtenir une sonnerie douce, claire et retentissante, les timbres, dont la note est ajustée à la main, sont en parfaite harmonie avec les propriétés sonores du matériau du boîtier, le platine. Quant aux marteaux, outre leur matière, ce sont leur forme, leur dimension, leur masse et leur dureté qui influencent le coup, exactement comme dans un piano. Tous les composants sont minutieusement ajustés les uns aux autres par un maître-horloger Lange.
Pour y parvenir, il faut les démonter, les retravailler et les remonter plusieurs fois, puis, enfin, les tester. Une grande part du temps de fabrication est ainsi dédiée au perfectionnement de la sonnerie.
La répétition minutes classique repensée
Dans le respect des exigences élevées de la marque A. Lange & Söhne, cette complication sonore a bénéficié d’une amélioration décisive. La Richard Lange Répétition Minutes comporte trois particularités techniques reflétant l’ambition de la manufacture saxonne : toujours faire progresser l’art horloger. La sonnerie intègre donc un dispositif qui empêche l’habituelle pause entre les coups des heures et des minutes, qui se produit lorsque, dans les 14 premières minutes après une heure pleine, aucun double coup n’a été frappé pour le quart d’heure. Pour prévenir tout dommage au mécanisme de sonnerie, celui-ci est également doté d’un système de sécurité, qui empêche le déclenchement de la répétition à minutes lorsque la couronne est tirée. Par ailleurs, la couronne ne tourne pas lorsque la sonnerie est en cours. Le verrouillage des marteaux, breveté, vient enfin bloquer ces pièces dans leur position de départ, l’espace d’une seconde, juste après qu’ils aient frappé les timbres. Ainsi, lorsqu’ils reprennent leur place, les marteaux ne peuvent pas rebondir et frapper à nouveau les timbres.
![]()
La nouvelle Richard Lange Répétition Minutes suit la règle fondamentale qui s’applique depuis toujours chez A. Lange & Söhne, à savoir que la construction et le design doivent former un tout. Le boîtier en platine de 39 millimètres de diamètre et seulement 9,7 millimètres d’épaisseur présente une carrure satinée typique et des cornes courbées saisissantes. Le cadran en émail blanc de manufacture propre présente un cœur en or massif. Composé de trois éléments, il souligne la rigueur et la perfection du travail artisanal. L’anneau extérieur et la partie centrale du cadran principal, ainsi que le cadran auxiliaire de la petite seconde, sont réalisés séparément à la main selon un processus de fabrication sophistiqué. Les trois pièces sont ensuite réunies. Sur ce décor d’un blanc éclatant, les aiguilles en acier thermiquement bleui se détachent clairement par contraste. Les inscriptions imprimées sont fixées à la cuisson. On retrouve notamment les chiffres romains élancés, typiques de cette famille de montres. Avec la minuterie de style
« chemin de fer » et la petite seconde placée à 6 heures, ils accentuent le caractère classique de la montre. Un trait rouge fin, surplombant le douze, apporte une touche colorée subtile. Le garde-temps est monté sur un bracelet en cuir noir cousu main fermé par une boucle déployante en platine. Ce modèle est limité à 50 exemplaires.
![]()
Le nouveau mouvement à remontage manuel L122.1, assemblé deux fois, répond à toutes les exigences associées au nom A. Lange & Söhne. À travers le fond en verre saphir, on observe toute la palette de finitions exécutées à la main, notamment le coq de balancier gravé à main levée et surmonté de son ressort à col de cygne. Avec sa vis de réglage latérale, il permet d’ajuster finement l’interaction entre l’ancre et l’échappement, que l’on appelle en horlogerie la
« mise au repère ». Sur la platine trois-quarts en maillechort, décorée de côtes de Glashütte, six coussinets rubis sont sertis dans des chatons en or polis. Quatre d’entre eux sont par ailleurs fixés au moyen de vis thermiquement bleuies. Les roues de remontoir, ornées d’un décor effet de soleil, sont ostensiblement intégrées à la platine.
![]()
Par ailleurs, le mécanisme de sonnerie partiellement visible présente quelques détails de finition spéciaux. Les marteaux offrent un poli noir sur toute leur surface. Même les timbres, courbés à la main, sont polis. Tous les ponts du mécanisme de sonnerie portent un décor effet de soleil pour créer une unité visuelle. Sous ces derniers, le pont du régulateur à force centrifuge est également squeletté. Ses larges évidements laissent voir le composant le plus dynamique du mouvement : lorsque le mécanisme de sonnerie est activé, le régulateur à force centrifuge, équilibré par deux poids en or avec poli miroir, tourne à une vitesse de 2 000 rotations par minute et assure ainsi une vitesse régulière de fonctionnement.
![]()
Le 69
e calibre de manufacture Lange dispose d’un balancier à vis et d’un spiral Breguet oscillant librement, de fabrication propre, avec courbe terminale surélevée Breguet. L’organe réglant oscille à une fréquence de 21 600 alternances par heure (3 hertz). Le barillet offre une réserve de marche maximale de 72 heures.
À propos
de A. Lange & Söhne
En fondant sa manufacture en 1845, Ferdinand Adolph Lange, horloger établi à Dresde, pose les premiers jalons de l’horlogerie de précision saxonne. Ses montres de poche de qualité sont toujours très prisées par les collectionneurs du monde entier. Après la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise est expropriée, et le nom de A. Lange & Söhne tombe presque dans l’oubli. En 1990, Walter Lange, arrière-petit-fils de Ferdinand Adolph Lange, ose une reprise des activités.
![]()
Actuellement, seuls quelques milliers de montres-bracelets, pour la plupart en or et en platine, quittent les ateliers Lange chaque année. Elles sont exclusivement animées par des mouvements développés par la manufacture, artistement décorés et assemblés deux fois à la main. Avec 65 calibres issus de la manufacture, A. Lange & Söhne s’est assuré depuis 1990 une position de pointe dans le cercle des meilleures marques horlogères du monde. Parmi ses plus grands succès figurent des icônes de la marque telles que la
Lange 1, avec la première grande date dans une montre-bracelet fabriquée en série, et la
Zeitwerk, avec un cadran indiquant les heures et les minutes par chiffres sautants.
![]()
Des complications d’exception, à l’instar de la
Zeitwerk Répétition à Minutes, du
Datograph Perpétuel Tourbillon ou du
Triple Split, incarnent l’aspiration de la manufacture à toujours porter son art riche d’une longue tradition vers de nouveaux sommets. L’élégance sportive de l’
Odysseus en acier inoxydable, présentée en 2019, marque le début d’un nouveau chapitre pour A. Lange & Söhne.