La lune : source d'inspiration pour A. Lange & Söhne

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La lune : source d'inspiration pour A. Lange & Söhne

La lune : source d’inspiration pour A. Lange & Söhne

Astronomie et horlogerie de précision
La Cote des Montres le 8 juin 2013

 
Depuis toujours, les hommes sont fascinés par la lune. Celle-ci est devenue la référence pour la mesure du temps et l’analyse scientifique.

Au 18e siècle, Dresde était non seulement le centre de l’horlogerie de précision, mais aussi un centre d’observation astronomique et de recherche lunaire - de sélénographie, pour être précis, la cartographie systématique de la surface de la lune. Au Musée, dit Salon des Mathématiques et de la Physique de Zwinger, à Dresde, les astronomes ont utilisé des télescopes pour créer des cartes détaillées des caractéristiques topographiques visibles de la lune. Aujourd’hui, les jalons de la recherche lunaire en Saxe sont exposés dans la collection d’histoire scientifique du musée appartenant aux collections d’Art de l’Etat de Dresde. Co-parrainé par A. Lange & Söhne, le musée à ré-ouvert il y a peu de temps, après sa rénovation.

La 1815 Rattrapante Quantième Perpetuel et un médaillon lune, par Eduard Lehr
 
Depuis la réalisation des premières horloges astronomiques au 14e siècle, le monde de l’horlogerie a toujours voulu imiter la progression de la lune aussi précisément que possible. Le défi technique impliqué dans cette complication est de se rapprocher le plus possible du mois lunaire de 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 3 secondes. Avec un affichage des phases de lune qui doit être corrigé simplement d’un jour tous les 122,6 années, A. Lange & Söhne a atteint un degré de precision exceptionnelle.

Depuis le retour légendaire de la marque en 1994, la Manufacture a présenté pas moins de douze calibres avec les affichages des phases de lune. Parmi eux, la Lange 1 Phases de Lune basée sur le design iconique de la famille Lange, et la 1815 Rattrapante Quantième Perpétuel, lancée cette année. Le revêtement des disques de lune est un autre aspect remarquable. Les horlogers ont associé le disque de lune en or massif à une structure en couches brevetées. Visuellement, l’effet conjugué de ces couches confère au bleu du ciel nocture une brillance soutenue. (Leur brillance exceptionnelle repose sur des effets d’interférence optique qui reflètent uniquement les parties bleues du spectre de la lumière visible).

La rencontre entre les instruments de chronométrage et les pièces sélénographiques de la collection du Salon des Mathématiques et de la Physique montre la forte attraction de la lune dans deux disciplines connexes : l’astronomie et l’horlogerie de précision.

1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel
 

et un globe lunaire, Ernst Fischer, Dresden 1875 
 

 
Il a fallu à Ernst Fischer onze ans pour sculpter le côté face de la lune en fonction des photographies et de ses propres observations. Le globe est stupéfiant, par sa taille et sa plasticité qui lui confère plaines, cratères et montagnes. La rotation de la lune étant synchronisée avec celle de la terre, il était impossible de cartographier le côté "sombre" jusqu’à ce qu’elle ait été mise en orbite par le satellite Lunik 3 de l’Union Soviétique en 1959. Avec un chronographe à rattrapante, un calendrier perpétuel, un affichage des phases de lune et un indicateur de réserve de marche, la 1815 Rattrapante Quantième Perpétuel réunit plus de complications horlogères que le cadran ne le suggère à première vue.

Lange 1 Phases de Lune
 

et le médaillon lune, Eduard Lehr, Observatoire Archenhold, Treptow, 1900 
 

 
Le plus long télescope de réfraction du monde - 35 mètres de long – se trouve à l’observatoire de Berlin-Treptow. Il a été créé par Friedrich Simon Archenhold, qui lui a donné son nom. Les soi-disant médaillons de lune ont été inspirés par son idée. Une fois les altitudes mesurées par dix, les reliefs présentent une interprétation plastique de la topographie de la lune. Le charme horloger de la Lange 1 Phases de Lune réside dans son très précis et réaliste affichage des lunes croissante et décroissante.

1815 Rattrapante Quantième Perpétuel
 

sur la carte lunaire, Wilhelm Gotthelf Lohrmann, Leipzig 1824 
 

 
Travaillant à Dresde, l’astronome Wilhelm Gotthelf Lohrmann observait systématiquement la surface de la lune et, en 1824, a publié ses conclusions sous le titre “Topographie de la Lune”. En 1827, il est nommé inspecteur en chef du Salon des Mathématiques et de la Physique de Dresde, et plus tard, en tant que Directeur de l’Académie Technique nouvellement créée, l’un des professeurs de Ferdinand A. Lange. Le modèle Lange 1815 Rattrapante Quantième Perpétuel, récemment lancé, réunit en une seule montre bracelet la fascination technique d’un chronographe à rattrapante avec la précision d’un quantième perpetual avec affichage des phases de lune.
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