#Mentor #Protégé

La communauté du monde des arts rassemblée à Berlin pour célébrer le programme Rolex de mentorat artistique

Le programme Rolex Mentor & Protégé
fête cette année 15 ans de son existence

Les plus grands artistes contemporains dans 7 disciplines
y ont participé depuis le lancement en 2001

La Cote des Montres™ le 12 février 2018

Cérémonie de clôture, Staatsoper, Berlin, 5 février, 2018
Hommage aux mentors et leurs protégés du cycle 2016-2017

Des artistes majeurs et des leaders internationaux du monde des arts se rassemblent à l’occasion du week-end artistique Rolex pour marquer la fin du cycle 2016-2017 du Programme Rolex de mentorat artistique et rendre hommage aux maîtres et aux jeunes artistes prometteurs qui ont participé à la huitième édition de ce programme philanthropique.



Genève, Suisse, le 3 février 2018 – Reconnue pour sa scène artistique, la ville de Berlin accueille certains des artistes internationaux et des professionnels des arts les plus renommés, réunis pour célébrer une année d’échanges créatifs entre mentors et protégés du Programme Rolex de mentorat artistique 2016-2017.

de gauche à droite : Mia Couto, mentor littérature, Julían Fuks, protégé en littérature, Alfonso Cuarón, mentor en cinéma, Londiwe Khoza, protégée en danse, Chaitanya Tamhane, protégée en cinéma, Pauchi Sasaki, protégée en musique, Philip Glass, mentor en musique, Thao-Nguyen Phan, protégée en arts visuels, Simon Kretz, protégé en architecture, Joan Jonas, mentor en arts visuels, Sir David Chipperfield, mentor en architecture, Matías Umpierrez, protégé en théâtre, Robert Lepage, mentor en théâtre

La fin de ce cycle pose un jalon dans ce programme philanthropique qui met en relation de jeunes talents avec de grands maîtres de l’art dans sept disciplines. Quinze années se sont écoulées depuis que Rolex a lancé cette initiative qui met en valeur l’importance de la transmission des connaissances artistiques de génération en génération et encourage l’excellence, la performance et la réussite individuelle, valeurs inhérentes à la marque.

De gauche à droite : Philip Glass, mentor en musique, Sir David Chipperfield, mentor en architecture, Alfonso Cuarón, mentor en cinéma, Maître Bertrand Gros, Chairman of the Board, Rolex S.A., Joan Jonas, mentor en arts visuels, Robert Lepage, mentor en théâtre, Mia Couto, mentor en littérature

L’un des temps forts de ces célébrations est le week-end artistique Rolex. Il s’agit d’une série d’événements publics qui auront lieu les 3 et 4 février 2018. Sir David Chipperfield, Mia Couto, Alfonso Cuarón, Philip Glass, Joan Jonas, Robert Lepage et Ohad Naharin (mentors respectivement en architecture, littérature, film, musique, arts visuels, art dramatique et danse) interviendront avec leurs protégés pour présenter le travail qu’ils ont accompli ensemble tout au long de l’année de mentorat.

Pauchi Sasaki, protégée en musique, Julían Fuks, protégé en littérature, Thao-Nguyen Phan, protégée en arts visuels, Jean-Frédéric Dufour, Chief Executive Officer, Rolex S.A., Matías Umpierrez, protégé en théatre, Londiwe Khoza, protégée en danse, Chaitanya Tamhane, protégé en cinéma, Simon Kretz, protégé en architecture

Les événements du week-end artistique Rolex comprennent des performances, des expositions, des installations, des lectures, des projections, trois avant-premières mondiales et un symposium sur l’importance des arts dans l’éducation présenté par Homi K. Bhabha, professeur à Harvard, et se dérouleront dans quatre institutions culturelles berlinoises majeures, à savoir le Deutsches Theater, la Gemäldegalerie, la Staatsbibliothek et le Kammerspiele. Stefan Schmidtke, metteur en scène allemand, dramaturge et directeur artistique de festivals, est l’organisateur des événements.

Maître Bertrand Gros, Chairman of the Board, Rolex S.A.

Le public est également invité à participer à la cérémonie de clôture, qui aura lieu le 5 février au sein de l’emblématique Opéra d’Etat Unter den Linden où des présentations et des films feront revivre les temps forts des échanges entre mentors et protégés durant l’année de mentorat. La cérémonie se clôturera avec l’annonce du cycle 2018-2019 du Programme Rolex de mentorat artistique.

Alfonso Cuarón, mentor en cinéma et Chaitanya Tamhane, protégé en cinéma

« Berlin est un pôle artistique bien connu des artistes émergents », déclare Rebecca Irvin, directrice des programmes philanthropiques de Rolex. « C’est l’endroit idéal pour accueillir près de 200 membres de notre famille artistique (mentors et protégés, anciens ou actuels, conseillers et experts), ainsi que des centaines de passionnés des arts, de Berlin et d’ailleurs, qui seront les témoins directs des fruits du dialogue enrichissant mené entre artistes de différentes générations et cultures. Chez Rolex, nous considérons le temps comme un bien précieux, et c’est grâce au temps passé ensemble, dans le cadre d’une étroite collaboration, que mentors et protégés vivifient leur art », ajoute-t-elle.

Londiwe Khoza, protégée en danse avec Alexei Ratmansky, chorégraphe


Les temps forts de l’année de mentorat 2016-2017

Architecture
Plutôt que de travailler ensemble à la conception d’un bâtiment, le mentor britannique en architecture sir David Chipperfield et son protégé suisse Simon Kretz ont décidé de travailler sur un projet théorique d’aménagement urbain responsable, en prenant le développement de l’ancienne gare de marchandises de Bishopsgate, située dans le quartier londonien de Shoreditch, comme cas d’étude. Ils ont découvert que la comparaison des processus d’aménagement suisses et britanniques était un terrain fertile menant à un débat fascinant sur l’influence profonde que l’aménagement peut avoir sur la forme tant sociale que physique des villes et sur notre manière de vivre et de percevoir notre environnement. Les résultats de leurs recherches seront publiés dans un ouvrage en 2018.

Joan Jonas, mentor en arts visuels, Thao-Nguyen Phan, protégée en arts visuels

Danse
La protégée Londiwe Khoza, danseuse classique, a été intégrée à la Batsheva – The Young Ensemble d’Ohad Naharin après son installation à Tel Aviv pour effectuer son année de mentorat. Pour la première fois de sa carrière, elle a dû répéter sans miroir et redéfinir ainsi sa vision de la danse. Apprendre à improviser en utilisant le langage corporel Gaga, mis au point par Ohad Naharin, a transformé sa vie et sa manière de danser, tant sur le plan physique qu’émotionnel et mental. « J’ai assisté à l’épanouissement de Londiwe », affirme Ohad Naharin. « Elle a appris à vivre dans l’instant lorsqu’elle danse. Elle a découvert son mouvement instinctif. »

Mia Couto, mentor en littérature, Julían Fuks, protégé en littérature

Cinéma
L’Indien Chaitanya Tamhane a passé un mois au Mexique sur le tournage du nouveau film du réalisateur récompensé aux Oscars Alfonso Cuarón, Roma. « J’ai appris que quels que soient vos succès passés et les ressources dont vous disposez, la réalisation ne devient jamais plus facile... Ce qui vous permettra finalement de garder le cap, c’est votre passion pour votre métier et vos convictions. » Pour Alfonso Cuarón, cette expérience a été bénéfique dans les deux sens. « Comme toute expérience de partage de connaissances, chacune des parties est gagnante. »

Philip Glass, mentor en musique, Pauchi Sasaki, protégée en musique

Alfonso Cuarón a donné des conseils à son protégé pour la réalisation de son nouveau film sur la musique classique indienne. Le premier film de Chaitanya Tamhane, Court, représentait l’Inde aux Oscars 2016 dans la catégorie du « meilleur film étranger ».

Robert Lepage, mentor en théâtre, Matías Umpierrez, protégé en théâtre

Littérature
Pendant l’année de mentorat, une affinité professionnelle étroite s’est tissée entre l’écrivain mozambicain Mia Couto et son protégé argentino-brésilien Julián Fuks, fondée sur leur passion pour la littérature et leur expérience commune en tant que citoyens de pays lusophones. Mia Couto, qui a écrit plus de 30 ouvrages, affirme que « les mots affluent sans cesse en [lui], puis s’écoulent simplement sur le papier. » Julián Fuks, au contraire, hésite sur chaque phrase lorsqu’il travaille. « Il m’encourage à lâcher prise et à me laisser aller un peu plus », déclare Julián Fuks, tandis que Mia Couto ajoute : G râce à lui, j’apprends à savoir quand m’arrêter. »

Sir David Chipperfield, mentor en architecture, Simon Kretz, protégé en architecture

Musique
Le compositeur américain Philip Glass a offert à sa protégée péruvienne Pauchi Sasaki la sagesse d’une vie. Au-delà de la musique même, Philip Glass était résolu à lui prodiguer des conseils sur les stratégies et les domaines de connaissance indispensables pour mener une carrière de musicien et de compositeur réussie. Pauchi Sasaki, violoniste, compositrice et performeuse multimédia accomplie, apprend de chaque détail qu’il lui donne. Au cours de l’année, Pauchi Sasaki a accompagné son mentor pour assister à des représentations de son œuvre sur des scènes du monde entier, du Japon aux Pays-Bas, dont deux premières. « Il se lance très simplement dans des projets très différents », constate-t-elle.

Sir David Adjaye, mentor et Mariam Kamara, protégée en architecture 2018-2019

Art dramatique
Le mentorat de Matías Umpierrez, effectué auprès de Robert Lepage, homme de théâtre canadien, s’est mué en un échange fascinant entre les deux artistes, déterminés à repousser les limites de leur art. Robert Lepage, artiste accompli, créateur d’un théâtre surprenant et non conventionnel depuis plus de quarante ans, avait autant hâte d’être inspiré par le jeune artiste que de lui transmettre son expérience. Cette collaboration enrichissante, qui les a fait voyager sur trois continents, a été riche en discussions, en rencontres avec d’autres artistes, en performances et par-dessus tout, en réflexions sur leur propre travail. Matías Umpierrez a été inspiré par le travail de Robert Lepage, qu’il a observé sur différents types de projets à travers le monde.

Khoudia Touré, protégée 2018-2019, danseuse et chorégraphe et Crystal Pite, mentor 2018-2019, chorégraphe

Arts visuels
La performeuse et vidéaste new-yorkaise Joan Jonas a accepté de devenir le mentor de la jeune artiste vietnamienne Thao-Nguyen Phan, car, dit-elle : « J’aime rencontrer de jeunes artistes et je suis curieuse de connaître leurs préoccupations en cette période chaotique et difficile. » Thao-Nguyen Phan s’est impliquée activement dans la préparation des installations de Joan Jonas et a même accompli une performance en public à ses côtés. Émue par « la capacité novatrice extraordinaire [de Joan Jonas], qui sait toujours rester avant-gardiste d’une œuvre à l’autre », la protégée Thao-Nguyen Phan décrit sa rencontre avec l’artiste comme « quelque chose d’inscrit dans sa destinée », une « relation durable ». « Ce programme a été un soutien inestimable pour ma carrière », ajoute-t-elle.

Rebecca Irvin, Head of Philanthropy, Rolex S.A.


Rolex et la philanthropie

Doté d’un esprit d’entreprise hors du commun doublé d’une âme de philanthrope, le fondateur de Rolex, Hans Wilsdorf, avait à cœur d’œuvrer au bien commun et de contribuer à un avenir meilleur. La marque n’a donc eu de cesse d’aider celles et ceux qui, par leurs actes, sont source d’inspiration pour les jeunes générations.

Soirée d'ouverture au Clärchens Ballhaus, 2 février 2018.

Rolex est à l’avant-garde de la philanthropie d’entreprise depuis plus de quarante ans, depuis le lancement en 1976 des Prix Rolex à l’esprit d’entreprise, programme qui s’adresse à des esprits pionniers aux projets visionnaires dans les domaines de la science et de l’environnement.



Le Programme Rolex de mentorat artistique – second programme philanthropique de la marque – a été lancé en 2002 pour favoriser l’essor de la culture à l’international. Il identifie de jeunes artistes talentueux dans le monde entier et les met en relation avec des artistes renommés pour une année de mentorat et de collaboration créative. Fidèle à sa tradition de soutien à l’excellence, à la qualité et à la performance individuelle, Rolex offre à des artistes prometteurs du temps pour apprendre, créer et mûrir. Depuis son lancement il y a quinze ans, ce programme de mentorat s’est mué en un dialogue enrichissant entre des artistes de générations, de cultures et de disciplines différentes, assurant ainsi la transmission de l’héritage artistique mondial.



Parmi les 50 éminents artistes internationaux qui ont participé au programme en tant que mentors, on compte : Margaret Atwood, John Baldessari, Tahar Ben Jelloun, (feu) Trisha Brown, (feu) Patrice Chéreau, Anne Teresa De Keersmaeker, Olafur Eliasson, Brian Eno, Hans Magnus Enzensberger, William Forsythe, Stephen Frears, Gilberto Gil, Alejandro González Iñárritu, William Kentridge, (feu) sir Peter Hall, David Hockney, Rebecca Horn, sir Anish Kapoor, Jiří Kylián, Lin Hwai-min, Toni Morrison, Walter Murch, Mira Nair, Youssou N’Dour, Jessye Norman, Martin Scorsese, Kazuyo Sejima, Peter Sellars, Álvaro Siza, Wole Soyinka, Julie Taymor, Saburo Teshigawara, Kate Valk, Mario Vargas Llosa, Robert Wilson, Zhang Yimou et Pinchas Zukerman.

L’année de mentorat




Architecture

Plutôt que de collaborer à la conception d’un bâtiment pendant cette année de mentorat, sir David Chipperfield et son protégé Simon Kretz ont décidé de travailler sur un projet théorique: étudier en quoi consiste un bon aménagement urbain en comparant différentes méthodes d’urbanisme à Zurich et Londres. Plus particulièrement, ils se sont intéressés aux plans de développement du site de l’ancienne gare de marchandises de Bishopsgate dans l’est londonien, ce qui a incité mentor et protégé à s’interroger sur le rôle des architectes en matière de développement responsable des villes contemporaines. « Nous comparons deux extrêmes », a déclaré sir David Chipperfield. « Nous opposons l’aménagement suisse, sans doute le système le plus protégé qui soit, à celui du Royaume-Uni, le moins protégé. Au Royaume-Uni, les bâtiments sont considérés comme des produits. En Suisse, ils sont vus comme une partie intégrante de la ville.» Selon Simon Kretz : « L’urbanisme et l’orchestration des processus d’aménagement ont une profonde incidence sur l’agencement physique et social des villes, et sur la manière dont nous vivons et percevons notre environnement quotidien. »



Simon Kretz a invité 36 étudiants de l’Institut d’aménagement urbain de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, où il est maître de conférences, à appliquer les méthodes d’aménagement du territoire et d’urbanisme suisses au site de l’ancienne gare de marchandises de Bishopsgate. Les étudiants ont ainsi créé neuf maquettes et projets différents sous son égide et sir David Chipperfield a ensuite passé en revue leur travail. Les deux architectes ont développé une relation professionnelle et sociale solide, par de fréquentes rencontres, principalement à Londres (où exerce sir David Chipperfield), Berlin, Zurich et en Galice (Espagne). Un ouvrage présentant les conclusions des recherches menées par les architectes sera publié en 2018.



Sir David Chipperfield - Le mentor
Guidé par une approche de l’architecture privilégiant « la substance, la permanence et le sens» plutôt que le spectacle, l’architecte britannique sir David Chipperfield est réputé pour son large éventail de réalisations. Parmi ses travaux les plus remarquables figurent le Neues Museum de Berlin, le Museo Jumex à Mexico et la galerie Turner Contemporary au Royaume-Uni, sélectionnée comme l’un des monuments britanniques majeurs du XXIe siècle en 2015.

Rolex Arts Weekend au Kulturforum– Berlin, 3 février 2018

Simon Kretz - Le protégé
Architecte, urbaniste et chercheur suisse, Simon Kretz est reconnu pour sa capacité à penser l’architecture à de multiples niveaux. S’intéressant tant à la rénovation de bâtiments classés qu’à la conception de nouvelles constructions, il affectionne les ouvrages mettant en valeur l’environnement urbain. Après avoir débuté sa carrière dans plusieurs bureaux de renommée internationale, il devient cofondateur du bureau d’architecture Christina Nater et Simon Kretz Architekten GmbH (en 2010), et associé fondateur de Christian Salewski & Simon Kretz Architekten GmbH en 2014. Actuellement, il est maître de conférences en aménagement urbain auprès de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, où il enseigne depuis 2009. Depuis 2013, il est également maître de conférences au département d’ingénierie de cette même école, et est chargé de cours de Design Thinking au CUREM (Center for Urban and Real Estate Management) de l’Université de Zurich.



Sir David Chipperfield : « Je voulais profiter de cette chance [d’être mentor] pour explorer une question qui m’intéresse de plus en plus, et qui est : “comment aménageons-nous nos villes ?” »
« Qu’est-ce qu’un mentorat ? En général, la relation est celle de professeur à étudiant. Mais là, c’est différent, et je sais d’expérience que les meilleures relations sont toujours fondées sur le dialogue : quel terrain commun pouvons-nous trouver ? »




Simon Kretz : « Seul un mentor expérimenté tel que sir David Chipperfield peut m’aider à atteindre un plus haut niveau de réflexion théorique. »
« La réalisation d’une construction nécessite beaucoup de temps, jusqu’à sept ou huit ans peut-être. Ce projet théorique nous a permis d’échanger et de réfléchir à nos villes et aux défis qu’elles doivent relever. »





DANSE

Londiwe Khoza, qui s’est déjà fait un nom dans la danse classique en Afrique du Sud, a dû relever un grand défi en s’installant à Tel Aviv pour passer son année de mentorat au sein de la Batsheva – The Young Ensemble d’Ohad Naharin. Elle a dû s’adapter en passant de la discipline stricte de sa formation précédente en ballet classique à un langage corporel expressif et novateur nommé Gaga, mis au point par son mentor. Londiwe Khoza a vécu un changement drastique en participant aux cours quotidiens de la Batsheva Dance Company et aux répétitions sans miroir. Elle a également participé aux représentations de la troupe deux fois par semaine et s’est ainsi rendu compte que la meilleure chose à faire était de « s’ouvrir complètement à tous les possibles ». Inspirée par Ohad Naharin, elle s’est mise à danser de manière instinctive, sans y réfléchir.



Elle a aussi dû apprendre le répertoire de danse unique et original de son mentor. La protégée confie d’ailleurs que sa manière de danser et sa vie, que ce soit sur un plan physique, émotionnel ou mental, ont été transformées. De la même manière, ce mentorat lui a apporté l’expérience de la danse à un niveau international, souvent hors de portée des danseurs sud-africains. Ce temps passé avec la Batsheva Dance Company lui a permis d’évoluer concrètement dans sa manière de danser et a été un tremplin à la fois pour sa carrière et sa confiance en elle: lors d’un concours de danse, Londiwe Khoza a remporté un contrat avec la Batsheva – The Young Ensemble – pour un an.



Ohad Naharin - Le mentor
Considéré comme l’un des chorégraphes les plus visionnaires de son époque, Ohad Naharin, directeur artistique de la Batsheva Dance Company, est salué pour son approche pionnière de la danse contemporaine et ses styles de mouvements aussi inventifs que fascinants tels que le Gaga, langage corporel devenu une référence aussi bien pour les danseurs que les non-danseurs.



Londiwe Khoza - La protégée
Danseuse aux multiples facettes, la jeune Sud-Africaine Londiwe Khoza s’est fait connaître par son talent exceptionnel en danse néoclassique et contemporaine, ainsi qu’en art dramatique. Parallèlement à ses études à la Cape Academy of Performing Arts, elle est danseuse soliste à la Cape Dance Company, avec laquelle elle prend part à plusieurs ballets mis en scène par des chorégraphes tant sud-africains qu’internationaux. En 2015, elle étudie à la Central School of Ballet, au Royaume-Uni, et rejoint le Joburg Ballet, la compagnie la plus prestigieuse d’Afrique du Sud, avant de revenir à la Cape Dance Company. En 2016-2017, Londiwe Khoza a travaillé sous l’égide de son mentor Rolex, Ohad Naharin, au sein de la Batsheva – The Young Ensemble de Tel Aviv.



Ohad Naharin : « Londiwe est issue d’une école très particulière. Il était donc très intéressant pour moi de détricoter cela afin qu’elle ouvre son imagination et son langage corporel à tous les possibles, sans effacer tout ce qu’elle avait déjà acquis. Il fallait qu’elle conserve ce qu’elle avait appris tout en élargissant considérablement sa gamme. Et grâce à son talent, à sa curiosité et à sa passion pour la danse, je savais que nous y parviendrions en seulement une année. »
« Je vois bien que Londiwe s’est épanouie. Elle a appris à vivre l’instant lorsqu’elle danse, à appréhender son rapport instinctif au mouvement. Même si la chorégraphie est millimétrée, l’interprétation qu’elle en donne est bien plus qu’une succession de gestes et de pas qu’elle a appris par cœur et qu’elle doit exécuter. Elle s’exprime en son propre nom plutôt que de citer quelqu’un d’autre. Mais ce n’est qu’un début. Elle va continuer à grandir durant de nombreuses années. »




Londiwe Khoza : « J’ai résolument ressenti des changements survenir en moi [durant le mentorat], mais ils sont arrivés progressivement : ma manière de bouger, de marcher dans la rue. C’est vraiment quelque chose d’extraordinaire. »
« J’ai dû apprendre une approche radicalement différente, m’autoriser une certaine liberté, cesser de penser sans arrêt à chaque mesure, au placement de mon regard et à mon port de bras. Agir ainsi donne la liberté de ne pas être strictement identique à l’autre. C’est se permettre de puiser dans sa propre créativité et de sonder sa pratique sans se soucier de ce qui est juste ou faux. »





CINÉMA

Le mentorat entre le réalisateur mexicain Alfonso Cuarón et le jeune réalisateur indien Chaitanya Tamhane a été fructueux dès son commencement. Lors de la sélection de son protégé, Alfonso Cuarón a visionné le film de Chaitanya Tamhane, Court, récompensé lors du Festival international du film de Venise, qui traite du système juridique indien. Alfonso Cuarón a été frappé par « la discipline dont il fait preuve dans son travail. Il s’impose énormément de limites pour faire ressortir l’essence de son film, et j’ai une admiration profonde pour cela.» Par la suite, Chaitanya Tamhane a pu être un témoin privilégié de la discipline d’Alfonso Cuarón car, en tant que protégé, il a passé un mois à Mexico sur le tournage du prochain film de son mentor, Roma. Alfonso Cuarón était déterminé à garder le scénario de Roma secret, ne dévoilant le script aux acteurs et à l’équipe de tournage qu’au jour le jour.



Toutefois, il avait fait traduire le scénario de l’espagnol à l’anglais, afin que son protégé puisse connaître toute l’intrigue et soit à l’unisson avec lui pendant le tournage. Ayant uniquement travaillé sur ce qu’il qualifie de film à « micro-budget », Chaitanya Tamhane était émerveillé de participer au tournage d’un film tel que Roma avec une mise en avant de l’image et de la lumière qui s’oppose à son obsession bollywoodienne originelle de la narration. Cependant, Roma n’était pas le seul film sujet à discussions. Le deuxième film de Chaitanya Tamhane traitera de la musique classique indienne, et Alfonso Cuarón, connaisseur de la culture indienne, lui a donné des conseils pour son futur projet.



Alfonso Cuarón - Le mentor
Réalisateur, scénariste, producteur et monteur, Alfonso Cuarón est reconnu pour ses films d’une grande originalité. Ses films à succès tels que Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban et Les Fils de l’homme ont été suivis en 2013 par Gravity, film d’action techniquement novateur, récompensé de l’Oscar du meilleur montage et celui du meilleur réalisateur, remis pour la première fois à un réalisateur mexicain.



Chaitanya Tamhane - Le protégé
Le jeune cinéaste indien Chaitanya Tamhane s’est déjà fait un nom au-delà des frontières de son pays. Son premier long métrage, Court, a été présenté en avant-première à la Mostra de Venise en 2014, où il a remporté le Prix Orizzonti du meilleur film. Projeté par la suite dans le cadre de festivals du monde entier, il a reçu une trentaine de récompenses. Ce film a été sélectionné pour représenter l’Inde aux Oscars 2016 dans la catégorie du meilleur film étranger. Il compte à son actif plusieurs réalisations cinématographiques et mises en scène théâtrales, parmi lesquelles, en 2009, Grey Elephants in Denmark, pièce dont il avait signé le texte et la mise en scène, et Six Strands, court métrage dont il était à la fois auteur, réalisateur et producteur. Elu en 2014 parmi les cinéastes les plus prometteurs de moins de 30 ans par The Hollywood Reporter et en 2016 parmi les « 30 Under 30 Asia » (les 30 figures majeures de moins de 30 ans en Asie) par la revue Forbes, il travaille actuellement au script de son deuxième long métrage.



Alfonso Cuarón : « J’ai eu la grande chance de bénéficier du savoir de mentors tout au long de ma vie. Rolex offre un moyen de développer une relation fructueuse entre mentor et protégé à des personnes qui n’auraient pas eu l’occasion de se rencontrer autrement. »
« Cette relation mentor-protégé est fondée sur la réciprocité et comme toute expérience de partage de connaissances, chacune des parties est récompensée. »
« Le mentorat a un côté très égoïste. Roma a indéniablement des similitudes avec Court. J’ai trouvé dans ce film quelque chose que je cherchais déjà pour Roma, ce qui m’a conforté dans mon choix. Je me suis dit : « Il a été jusqu’au bout, je vais faire pareil. »




Chaitanya Tamhane : « Le courage, la passion et la concentration pure dont il fait preuve pour relever les défis auxquels il est confronté au quotidien ont été une grande source d’inspiration et une véritable révélation pour moi. J’ai appris que, quels que soient vos succès passés et les ressources dont vous disposez, la réalisation ne devient jamais plus facile. Seules changent la nature et l’échelle des problèmes. Ce qui vous permettra finalement de garder le cap, c’est votre passion pour votre métier et vos convictions. »
« J’avais toutes sortes de questions à poser à Alfonso Cuarón, sur la manière de traiter avec les studios et les égos et de gérer la pression liée à des projets aux enjeux aussi importants. Il s’est montré très ouvert et très franc en répondant à ces questions. C’est un univers tellement éloigné du mien, je suis comme un étranger, je l’observe. Rencontrer quelqu’un de ce milieu qui est en mesure de le démystifier, de vous donner un point de vue rationnel, équilibré, non idéalisé sur celui-ci sans pour autant être cynique, c’est extrêmement enrichissant. »


Rolex Arts Weekend au Deutsches Theater - Berlin, 4 février 2018


LITTÉRATURE

Le duo du mentorat en littérature formé par l’écrivain mozambicain Mia Couto et l’écrivain brésilien Julián Fuks s’est fondé sur un terrain d’entente fertile qui a permis à cette expérience d’être très productive, stimulante et enrichissante. Tous deux nourrissent une passion pour la littérature, mais ils partagent aussi un autre point commun : leur expérience en tant que citoyens de pays lusophones. Lors de leurs rencontres littéraires animées, ils se sont retrouvés dans des villes et des pays du monde lusophone (à Maputo au Mozambique, dans les Açores, à Lisbonne et à São Paulo en Amérique du Sud), certaines de ces villes formant le cadre des fictions que mentor et protégé écrivaient individuellement à ce moment-là. Les deux auteurs, toutefois, étaient très différents sur un point. Mia Couto, qui a écrit plus d’une trentaine d’ouvrages, affirme que « les histoires et les mots affluent sans cesse en [lui], puis s’écoulent simplement sur le papier. » Julián Fuks, au contraire, est très précautionneux et hésite sur chaque phrase lorsqu’il travaille. « Il m’encourage à lâcher prise et à me laisser aller un peu plus », déclare Julián Fuks à propos de son mentor, tandis que Mia Couto ajoute : « Grâce à Julián, j’apprends à savoir quand m’arrêter. » Ils ont vite compris que leur relation, plus qu’un mentorat, était un échange : « J’ai décidé d’apprendre aussi de lui », déclare Mia Couto. De plus, leurs discussions longues et intenses, qui souvent digressaient et s’éloignaient de la littérature, se retrouvaient sur le terrain de la politique.



Mia Couto - Le mentor
Mia Couto, figure majeure de la littérature africaine, enchante par ses poèmes, nouvelles et romans évocateurs à la langue créative. Le premier roman de l’auteur mozambicain, Terra Sonâmbula (Terre somnambule), largement considéré comme l’un des meilleurs livres africains du XXe siècle, lui a permis de remporter en 2014 le Neustadt International Prize for Literature. Mia Couto a été finaliste 2015 du Prix international Man Booker, distinction décernée à des écrivains pour l’ensemble de leur œuvre.



Julián Fuks - Le protégé
Désormais considéré comme l’un des jeunes auteurs les plus remarquables de son pays, Julián Fuks est encensé par le célèbre magazine littéraire d’avant-garde Granta et a été plusieurs fois nommé à de prestigieux prix brésiliens. Il est également critique littéraire et traducteur. Julián Fuks considère le dernier de ses cinq romans, A resistência (Résistance, 2015), une intrigue familiale sur fond de politique, comme le plus abouti. En 2016, il remporte le Prix Jabuti du meilleur roman, puis, en 2017, le prestigieux Prix Saramago. Tout en écrivant son nouveau roman, A ocupação, au cours de l’année du Programme Rolex de mentorat artistique 2016-2017, Julián Fuks a pu assimiler la qualité poétique, la conscience sociale et la pertinence politique de l’œuvre de son mentor, Mia Couto.



Mia Couto : « Grâce à Rolex, j’ai un nouvel ami et collègue. Nous partageons les mêmes inquiétudes politiques et sociales sur le monde. »
« Julián voulait s’émanciper de son propre style, ouvrir des portes et s’aventurer en terrain inconnu pour vivre de nouvelles choses... Mon message à Julián : “Sois audacieux, ouvre-toi. Donne la parole aux femmes ; laisse-les raconter l’histoire. »


Julián Fuks : « En tant que lecteur de Mia Couto, j’ai toujours apprécié sa sensibilité politique, sa pertinence historique et sa richesse poétique. Je m’attendais peut-être à rencontrer un personnage solennel qui aurait eu, si possible, toutes ces qualités à la fois. Mais au lieu de cela, j’ai trouvé un homme simple et très sincère, enclin à parler longuement de mon travail avec une clarté éblouissante. »
« Mia m’a enjoint à inventer plus, à retrouver ce que je sentais avoir perdu dans mes écrits précédents, c’est-à-dire une capacité à imaginer des situations dont je n’avais jamais été témoin, à inventer des circonstances et des situations familières pour des gens que je n’avais jamais vus. »





MUSIQUE

De nombreux sujets ont été évoqués par Philip Glass et sa protégée péruvienne, Pauchi Sasaki, au cours de leur année de mentorat qui a été également marquée par les célébrations du 80e anniversaire du mentor. Pauchi Sasaki a reçu un cadeau précieux: la soif de transmission de Philip Glass, qui a partagé avec elle la sagesse – et les anecdotes – de sa longue carrière dans la musique et les arts en général, à commencer par son amitié avec Samuel Beckett, pour lequel il a composé à Paris dans les années 1960. Pauchi Sasaki a ainsi assisté à de nombreuses représentations du travail de son mentor sur des scènes du monde entier en sa compagnie. Ils ont assisté à de nombreux autres événements culturels et elle a ainsi pu rencontrer de nombreux membres de son cercle d’amis, composé de certains des artistes les plus éminents de diverses disciplines. Philip Glass était déterminé à donner des conseils à sa protégée sur un sujet qu’il maîtrise parfaitement: la manière de réussir une carrière de musicien professionnel. La plupart de ses conseils étaient très concrets, comme ses conseils juridiques ou ceux sur l’importance de publier sa propre musique, mais certains étaient aussi philosophiques, sur la nature de la musique et de l’interprétation, ou la relation entre compositeurs, artistes et public. Ce mentorat est en passe de se prolonger dans le même esprit, bien au-delà de cette année. Pauchi Sasaki a tellement appris grâce à ce programme qu’elle a l’intention, un jour, de reprendre le flambeau : « Quand je serai plus âgée, je deviendrai mentor à mon tour », a-t-elle promis à Philip Glass.



Philip Glass - Le mentor
Le compositeur américain Philip Glass est célèbre dans le monde entier pour ses compositions envoûtantes identifiables par leurs structures répétitives. Parmi ses compositions novatrices, on trouve des symphonies, des concertos, des bandes originales de films et des opéras, dont le plus célèbre est Einstein on the Beach, fruit de sa collaboration avec Robert Wilson. Cet opéra a été présenté par le Washington Post comme « l’une des œuvres majeures du XXe siècle ».



Pauchi Sasaki - La protégée
Violoniste, compositrice et performeuse multimédia accomplie, Pauchi Sasaki est saluée pour l’« approche magique » qui la caractérise. Péruvienne d’origine japonaise, Pauchi Sasaki a exploré un large éventail de styles musicaux. Adepte de la transdisciplinarité, elle compose tant pour le cinéma que pour la vidéo, la danse, le théâtre, les installations et les spectacles in situ tout en utilisant les nouvelles technologies. Elle s’est produite en Amérique du Sud, en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Son travail a notamment donné lieu à deux albums solo, au vêtement sonore «Speaker Dress» (robe-sculpture munie de 100 haut-parleurs), ainsi qu’à plus de 30 musiques de films, dont trois ont remporté le titre de meilleure musique originale.



Philip Glass : « Je savais que Pauchi avait un bagage universitaire, mais je voulais qu’elle commence à faire l’expérience de la musique en dehors d’un cadre académique, et c’est ce qu’elle a fait. Elle a commencé à rencontrer des artistes, à assister aux concerts ici et à vivre cela dans la peau d’un compositeur. Et je ne veux pas dire professeur, car c’est autre chose, ce n’est pas une mauvaise chose, c’est juste que je suis incapable d’en être un... Toutefois, ce que je sais, c’est comment organiser ses concerts, sa vie et engager des artistes pour interpréter des compositions et en faire sa carrière. »
« Nous n’allons pas arrêter de nous voir. Rien n’est plus riche sur le plan social que la vie d’un musicien. Nous sommes sans cesse en contact avec les autres. La musique est vraiment un échange avec autrui. Même si on prétend le contraire, il n’y a pas de musique sans musicien. »




Pauchi Sasaki : « J’apprécie beaucoup le temps que je passe avec des artistes expérimentés, car chaque détail est riche d’enseignements. Chaque réponse, chaque réaction, chaque commentaire, tout est en rapport avec la vie. Nous, les artistes, travaillons avec la vie, nous devons donc en apprendre plus sur elle. Et sur la manière de porter un regard plus aiguisé sur le monde. »
« Ce que j’aime observer chez Philip, c’est sa manière de se lancer très simplement dans des projets qui sont très différents. Comme lorsque je l’ai vu se produire avec Laurie Anderson, avec le Kronos Quartet, puis interpréter la musique de Koyaanisqatsi avec son ensemble : chacun de ces projets présente ses propres particularités et défis à relever. Et bien entendu, il y a aussi le plaisir. Il suffit de dire : “ D’accord, on se lance ! ” J’aime beaucoup cet entrain. »





ART DRAMATIQUE

Le mentorat de Matías Umpierrez, effectué sous l’égide de Robert Lepage, homme de théâtre canadien, s’est mué en un échange fascinant entre les deux artistes, déterminés à repousser les limites de leur art. Robert Lepage, artiste et créateur accompli (il est acteur, dramaturge, metteur en scène et créateur d’un théâtre surprenant et non conventionnel depuis plus de quarante ans), avait autant hâte d’être inspiré par le jeune artiste que de lui transmettre son expérience. Si une génération les sépare, mentor et protégé partagent la même passion pour l’innovation. Robert Lepage est reconnu pour ses productions multidisciplinaires originales qui bouleversent les standards en matière d’écriture scénique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies. Matías Umpierrez, quant à lui, est un pionnier du théâtre virtuel et technologique, qui associe des performances exécutées en différents lieux pour en faire un même événement théâtral. Pour ces deux artistes pluridisciplinaires, qui travaillent sans cesse sur plusieurs projets créatifs simultanément, le mentorat s’est révélé intense et enrichissant. Matías Umpierrez a voyagé avec son mentor sur trois continents pour des projets allant de la mise en scène de l’opéra L’Amour de loin au Metropolitan Opera de New York, aux représentations saluées par la critique du one-man-show de Robert Lepage 887 en Asie, en Europe et aux Etats-Unis. Cette expérience a été riche en discussions, en rencontres avec d’autres artistes, en performances et par-dessus tout, en réflexion sur leur propre travail. Le mentorat a permis aux deux artistes de se lier d’une amitié créative pleine de vie qui durera au-delà de cette année.



Robert Lepage - Le mentor
Artiste multidisciplinaire, Robert Lepage exerce avec une égale maîtrise les métiers d’auteur dramatique, de metteur en scène, – aussi bien au théâtre qu’à l’opéra – d’acteur et de réalisateur, dont les œuvres avant-gardistes ont su captiver le public du monde entier. A la tête de sa compagnie de création multidisciplinaire, Ex Machina, son travail porte aussi bien sur des spectacles de rock que de cirques, comme le Cirque du Soleil.



Matías Umpierrez - Le protégé
Depuis plus de dix ans, Matías Umpierrez s’est fait un nom dans son Argentine natale et au-delà grâce à ses travaux expérimentaux «néo-technologiques», qui mêlent art dramatique, cinéma et arts visuels. Matías Umpierrez a été coordinateur de l’unité Théâtre du centre culturel de l’Université de Buenos Aires. Ses projets ont été présentés dans des espaces non conventionnels tels que des gares, des usines de produits alimentaires, des forêts, mais aussi des théâtres, des cinémas et des musées. Son concept TeatroSOLO (LONEtheater), série d’interventions théâtrales globales, a remporté un franc succès. Il a été suivi de Distancia, pièce virtuelle, puis de son court métrage Paisaje à New York. Les projets les plus récents de Matías Umpierrez sont des installations vidéo comme The Forest ou Constructions. Matías Umpierrez, avec le soutien de son mentor Rolex, Robert Lepage, a développé une installation/performance vidéo intitulée The Museum of Fiction.

Robert Lepage : « C’est l’aspect le plus intéressant de ce programme de mentorat. Un artiste reconnu côtoie d’autres artistes reconnus et finit par penser qu’il a tout vu. Et voilà que se présente quelqu’un comme Matías. Il est à l’aise avec les médias sociaux, il a sa propre perception de ce que devraient être le théâtre, les installations et les événements créatifs... on est en même temps très jaloux. Cette situation me permet de rester au courant des nouvelles tendances. »
« Matías est intéressé tant par l’aspect filmique – le langage cinématographique – que par le langage théâtral. Il s’intéresse aux romans autant qu’au multimédia. Sa génération semble beaucoup plus habituée à mélanger tous ces éléments ensemble, ce qui nous plonge dans une sorte de nouvelle ère baroque que je trouve très intéressante. Je suis très à l’aise dans cette nouvelle ère, mais j’ai l’impression que je pourrais apprendre beaucoup de choses de cette nouvelle génération. »




Matías Umpierrez : « Robert et moi sommes tous deux des artistes multidisciplinaires, à la fois acteurs et metteurs en scène, nous dirigeons tous deux des projets audio-visuels, comme des films et pour ma part, je travaille également avec les arts visuels. Nous ne sommes pas définis par une seule discipline. Le théâtre a été mon point de départ. Mon travail a toujours une dimension théâtrale, même si ce n’est pas du théâtre. On ne dirait pas du théâtre, mais finalement, c’en est peut-être. »
« Ce qui me fascine chez Robert, c’est la façon dont il conçoit ses répétitions et mène ses projets. Ses collaborations sont généralement de grande envergure et font appel à des gens du monde entier. Il sait gérer tant de projets différents à la fois. Cette approche me conforte dans l’idée que je peux moi aussi traiter plusieurs projets en parallèle. Certains peuvent prendre quelques mois, d’autres plusieurs années, mais ils prennent tous forme en même temps. »





ARTS VISUELS

Thao-Nguyen Phan, jeune peintre et vidéaste qui se plaît à dévoiler les richesses culturelles et historiques de son Vietnam natal, a trouvé le mentor idéal en la personne de Joan Jonas, pionnière de la performance artistique new-yorkaise. Joan Jonas s’est appropriée les cultures, les courants littéraires et les moyens d’expression anciens et contemporains du monde entier pour créer ce qu’elle nomme des «espaces magiques hantés», dans lesquels elle réinterprète des thèmes universels tels que la construction et la fragmentation de l’identité ainsi que l’exploitation de l’environnement. La priorité de Thao-Nguyen Phan était d’observer son mentor pas nécessairement au travail mais aussi dans sa vie quotidienne, pour connaître ses goûts littéraires et cinématographiques, et tout ce qui l’intéresse en général. C’est un temps qu’elle a jugé aussi constructif que celui passé avec elle à l’atelier. Le duo s’est retrouvé dans des villes en Espagne, en Italie et en Inde, où Joan Jonas exposait, et à New York. Thao-Nguyen Phan s’est ainsi impliquée activement pour aider son mentor à préparer ses installations et a même réalisé des performances artistiques en public à ses côtés. Grâce à Joan Jonas, elle a appris non seulement à appréhender son travail dans un contexte plus large, mais également, à l’instar de son mentor, à créer avec tous les matériaux à sa disposition. Durant son tout premier voyage au Vietnam, Joan Jonas s’est exprimée lors de rencontres avec d’autres artistes à Hô-Chi-Minh-Ville et à Hanoï, ce qui a permis à un cercle plus large de bénéficier de son expérience. Au cours de l’année, le duo a passé beaucoup de temps ensemble, aussi bien la journée que le soir, pour partager non seulement son travail, mais aussi celui d’autres artistes. Progressivement, une amitié s’est forgée, transcendant ainsi la relation mentor-protégée.



Joan Jonas - Le mentor
Considérée comme une «figure emblématique de l’avant-garde américaine», la performeuse et vidéaste à la renommée internationale Joan Jonas marque les arts visuels de son empreinte depuis plus d’un demi-siècle. Une rétrospective de son œuvre a été présentée à Milan en 2014-2015 et en 2015, son installation multimédia a attiré les foules au Pavillon des Etats-Unis de la Biennale de Venise. Du 14 mars au 5 août 2018, une rétrospective lui sera consacrée au sein du Tate Modern de Londres.



Thao-Nguyen Phan - La protégée
Thao-Nguyen Phan a repoussé les limites de l’art contemporain au Vietnam. Elle remet en question les ambiguïtés des conventions sociales, de l’histoire et des traditions qu’elle observe dans la littérature, la philosophie et la vie quotidienne. Titulaire d’un master en peinture et dessin du School of the Arts Institute of Chicago, elle s’est lancée dans une carrière d’artiste multimédia. Actuellement, elle est également cofondatrice d’Art Labor, un collectif qui explore les pratiques interdisciplinaires et développe des projets artistiques en faveur des communautés locales. Thao-Nguyen Phan, qui a exposé fréquemment en Asie du Sud-Est, y compris sa première exposition en solo, Poetic Amnesia (2017), à Hô-Chi-Minh-Ville, a ajouté des gestes et des images en mouvement à son œuvre en suivant les conseils de son mentor Rolex Joan Jonas.

Joan Jonas : « Je peux aider Thao pour ses expositions et lui donner des conseils. C’est à peu près tout ce que je peux faire, car Thao a déjà son propre langage et une pensée très sophistiquée. Je ne vais pas lui apprendre comment faire les choses. J’essaie simplement de faire ressortir ce qu’elle fait déjà de bien. »
« Elle est très intelligente et sensible, et elle dispose d’une solide formation. Cela a été un réel plaisir de passer du temps avec elle, car je pensais que nous passerions simplement un mois ensemble à Rome et Kochi (Inde), puis elle a travaillé avec moi, m’a aidée, et c’était très agréable, car elle est très sensible et très calme et ne s’impose d’aucune manière. »


Thao-Nguyen Phan : « Le Programme a été un véritable soutien pour ma carrière. Je ne sais pas encore quel en sera le résultat, mais j’ai de la chance d’avoir rencontré Joan. Ce programme m’a beaucoup aidée dans mon travail, mais grâce à Joan, j’ai pu élargir mon réseau de connaissances. Joan est si ouverte et si libre dans son approche. Elle travaille sans cesse, observe des choses, les filme. Elle n’a pas besoin d’une caméra sophistiquée ; elle peut se contenter de son iPhone et en tirer quelque chose de bien. C’est la leçon la plus importante : faire avec ce que l’on a – le résultat peut être fantastique. »

#Mentor #Protégé

La communauté du monde des arts rassemblée à Berlin pour célébrer le programme Rolex de mentorat artistique

Le programme Rolex Mentor & Protégé
fête cette année 15 ans de son existence

Les plus grands artistes contemporains dans 7 disciplines
y ont participé depuis le lancement en 2001

La Cote des Montres™ le 12 février 2018

Cérémonie de clôture, Staatsoper, Berlin, 5 février, 2018
Hommage aux mentors et leurs protégés du cycle 2016-2017

Des artistes majeurs et des leaders internationaux du monde des arts se rassemblent à l’occasion du week-end artistique Rolex pour marquer la fin du cycle 2016-2017 du Programme Rolex de mentorat artistique et rendre hommage aux maîtres et aux jeunes artistes prometteurs qui ont participé à la huitième édition de ce programme philanthropique.



Genève, Suisse, le 3 février 2018 – Reconnue pour sa scène artistique, la ville de Berlin accueille certains des artistes internationaux et des professionnels des arts les plus renommés, réunis pour célébrer une année d’échanges créatifs entre mentors et protégés du Programme Rolex de mentorat artistique 2016-2017.

de gauche à droite : Mia Couto, mentor littérature, Julían Fuks, protégé en littérature, Alfonso Cuarón, mentor en cinéma, Londiwe Khoza, protégée en danse, Chaitanya Tamhane, protégée en cinéma, Pauchi Sasaki, protégée en musique, Philip Glass, mentor en musique, Thao-Nguyen Phan, protégée en arts visuels, Simon Kretz, protégé en architecture, Joan Jonas, mentor en arts visuels, Sir David Chipperfield, mentor en architecture, Matías Umpierrez, protégé en théâtre, Robert Lepage, mentor en théâtre

La fin de ce cycle pose un jalon dans ce programme philanthropique qui met en relation de jeunes talents avec de grands maîtres de l’art dans sept disciplines. Quinze années se sont écoulées depuis que Rolex a lancé cette initiative qui met en valeur l’importance de la transmission des connaissances artistiques de génération en génération et encourage l’excellence, la performance et la réussite individuelle, valeurs inhérentes à la marque.

De gauche à droite : Philip Glass, mentor en musique, Sir David Chipperfield, mentor en architecture, Alfonso Cuarón, mentor en cinéma, Maître Bertrand Gros, Chairman of the Board, Rolex S.A., Joan Jonas, mentor en arts visuels, Robert Lepage, mentor en théâtre, Mia Couto, mentor en littérature

L’un des temps forts de ces célébrations est le week-end artistique Rolex. Il s’agit d’une série d’événements publics qui auront lieu les 3 et 4 février 2018. Sir David Chipperfield, Mia Couto, Alfonso Cuarón, Philip Glass, Joan Jonas, Robert Lepage et Ohad Naharin (mentors respectivement en architecture, littérature, film, musique, arts visuels, art dramatique et danse) interviendront avec leurs protégés pour présenter le travail qu’ils ont accompli ensemble tout au long de l’année de mentorat.

Pauchi Sasaki, protégée en musique, Julían Fuks, protégé en littérature, Thao-Nguyen Phan, protégée en arts visuels, Jean-Frédéric Dufour, Chief Executive Officer, Rolex S.A., Matías Umpierrez, protégé en théatre, Londiwe Khoza, protégée en danse, Chaitanya Tamhane, protégé en cinéma, Simon Kretz, protégé en architecture

Les événements du week-end artistique Rolex comprennent des performances, des expositions, des installations, des lectures, des projections, trois avant-premières mondiales et un symposium sur l’importance des arts dans l’éducation présenté par Homi K. Bhabha, professeur à Harvard, et se dérouleront dans quatre institutions culturelles berlinoises majeures, à savoir le Deutsches Theater, la Gemäldegalerie, la Staatsbibliothek et le Kammerspiele. Stefan Schmidtke, metteur en scène allemand, dramaturge et directeur artistique de festivals, est l’organisateur des événements.

Maître Bertrand Gros, Chairman of the Board, Rolex S.A.

Le public est également invité à participer à la cérémonie de clôture, qui aura lieu le 5 février au sein de l’emblématique Opéra d’Etat Unter den Linden où des présentations et des films feront revivre les temps forts des échanges entre mentors et protégés durant l’année de mentorat. La cérémonie se clôturera avec l’annonce du cycle 2018-2019 du Programme Rolex de mentorat artistique.

Alfonso Cuarón, mentor en cinéma et Chaitanya Tamhane, protégé en cinéma

« Berlin est un pôle artistique bien connu des artistes émergents », déclare Rebecca Irvin, directrice des programmes philanthropiques de Rolex. « C’est l’endroit idéal pour accueillir près de 200 membres de notre famille artistique (mentors et protégés, anciens ou actuels, conseillers et experts), ainsi que des centaines de passionnés des arts, de Berlin et d’ailleurs, qui seront les témoins directs des fruits du dialogue enrichissant mené entre artistes de différentes générations et cultures. Chez Rolex, nous considérons le temps comme un bien précieux, et c’est grâce au temps passé ensemble, dans le cadre d’une étroite collaboration, que mentors et protégés vivifient leur art », ajoute-t-elle.

Londiwe Khoza, protégée en danse avec Alexei Ratmansky, chorégraphe


Les temps forts de l’année de mentorat 2016-2017

Architecture
Plutôt que de travailler ensemble à la conception d’un bâtiment, le mentor britannique en architecture sir David Chipperfield et son protégé suisse Simon Kretz ont décidé de travailler sur un projet théorique d’aménagement urbain responsable, en prenant le développement de l’ancienne gare de marchandises de Bishopsgate, située dans le quartier londonien de Shoreditch, comme cas d’étude. Ils ont découvert que la comparaison des processus d’aménagement suisses et britanniques était un terrain fertile menant à un débat fascinant sur l’influence profonde que l’aménagement peut avoir sur la forme tant sociale que physique des villes et sur notre manière de vivre et de percevoir notre environnement. Les résultats de leurs recherches seront publiés dans un ouvrage en 2018.

Joan Jonas, mentor en arts visuels, Thao-Nguyen Phan, protégée en arts visuels

Danse
La protégée Londiwe Khoza, danseuse classique, a été intégrée à la Batsheva – The Young Ensemble d’Ohad Naharin après son installation à Tel Aviv pour effectuer son année de mentorat. Pour la première fois de sa carrière, elle a dû répéter sans miroir et redéfinir ainsi sa vision de la danse. Apprendre à improviser en utilisant le langage corporel Gaga, mis au point par Ohad Naharin, a transformé sa vie et sa manière de danser, tant sur le plan physique qu’émotionnel et mental. « J’ai assisté à l’épanouissement de Londiwe », affirme Ohad Naharin. « Elle a appris à vivre dans l’instant lorsqu’elle danse. Elle a découvert son mouvement instinctif. »

Mia Couto, mentor en littérature, Julían Fuks, protégé en littérature

Cinéma
L’Indien Chaitanya Tamhane a passé un mois au Mexique sur le tournage du nouveau film du réalisateur récompensé aux Oscars Alfonso Cuarón, Roma. « J’ai appris que quels que soient vos succès passés et les ressources dont vous disposez, la réalisation ne devient jamais plus facile... Ce qui vous permettra finalement de garder le cap, c’est votre passion pour votre métier et vos convictions. » Pour Alfonso Cuarón, cette expérience a été bénéfique dans les deux sens. « Comme toute expérience de partage de connaissances, chacune des parties est gagnante. »

Philip Glass, mentor en musique, Pauchi Sasaki, protégée en musique

Alfonso Cuarón a donné des conseils à son protégé pour la réalisation de son nouveau film sur la musique classique indienne. Le premier film de Chaitanya Tamhane, Court, représentait l’Inde aux Oscars 2016 dans la catégorie du « meilleur film étranger ».

Robert Lepage, mentor en théâtre, Matías Umpierrez, protégé en théâtre

Littérature
Pendant l’année de mentorat, une affinité professionnelle étroite s’est tissée entre l’écrivain mozambicain Mia Couto et son protégé argentino-brésilien Julián Fuks, fondée sur leur passion pour la littérature et leur expérience commune en tant que citoyens de pays lusophones. Mia Couto, qui a écrit plus de 30 ouvrages, affirme que « les mots affluent sans cesse en [lui], puis s’écoulent simplement sur le papier. » Julián Fuks, au contraire, hésite sur chaque phrase lorsqu’il travaille. « Il m’encourage à lâcher prise et à me laisser aller un peu plus », déclare Julián Fuks, tandis que Mia Couto ajoute : G râce à lui, j’apprends à savoir quand m’arrêter. »

Sir David Chipperfield, mentor en architecture, Simon Kretz, protégé en architecture

Musique
Le compositeur américain Philip Glass a offert à sa protégée péruvienne Pauchi Sasaki la sagesse d’une vie. Au-delà de la musique même, Philip Glass était résolu à lui prodiguer des conseils sur les stratégies et les domaines de connaissance indispensables pour mener une carrière de musicien et de compositeur réussie. Pauchi Sasaki, violoniste, compositrice et performeuse multimédia accomplie, apprend de chaque détail qu’il lui donne. Au cours de l’année, Pauchi Sasaki a accompagné son mentor pour assister à des représentations de son œuvre sur des scènes du monde entier, du Japon aux Pays-Bas, dont deux premières. « Il se lance très simplement dans des projets très différents », constate-t-elle.

Sir David Adjaye, mentor et Mariam Kamara, protégée en architecture 2018-2019

Art dramatique
Le mentorat de Matías Umpierrez, effectué auprès de Robert Lepage, homme de théâtre canadien, s’est mué en un échange fascinant entre les deux artistes, déterminés à repousser les limites de leur art. Robert Lepage, artiste accompli, créateur d’un théâtre surprenant et non conventionnel depuis plus de quarante ans, avait autant hâte d’être inspiré par le jeune artiste que de lui transmettre son expérience. Cette collaboration enrichissante, qui les a fait voyager sur trois continents, a été riche en discussions, en rencontres avec d’autres artistes, en performances et par-dessus tout, en réflexions sur leur propre travail. Matías Umpierrez a été inspiré par le travail de Robert Lepage, qu’il a observé sur différents types de projets à travers le monde.

Khoudia Touré, protégée 2018-2019, danseuse et chorégraphe et Crystal Pite, mentor 2018-2019, chorégraphe

Arts visuels
La performeuse et vidéaste new-yorkaise Joan Jonas a accepté de devenir le mentor de la jeune artiste vietnamienne Thao-Nguyen Phan, car, dit-elle : « J’aime rencontrer de jeunes artistes et je suis curieuse de connaître leurs préoccupations en cette période chaotique et difficile. » Thao-Nguyen Phan s’est impliquée activement dans la préparation des installations de Joan Jonas et a même accompli une performance en public à ses côtés. Émue par « la capacité novatrice extraordinaire [de Joan Jonas], qui sait toujours rester avant-gardiste d’une œuvre à l’autre », la protégée Thao-Nguyen Phan décrit sa rencontre avec l’artiste comme « quelque chose d’inscrit dans sa destinée », une « relation durable ». « Ce programme a été un soutien inestimable pour ma carrière », ajoute-t-elle.

Rebecca Irvin, Head of Philanthropy, Rolex S.A.


Rolex et la philanthropie

Doté d’un esprit d’entreprise hors du commun doublé d’une âme de philanthrope, le fondateur de Rolex, Hans Wilsdorf, avait à cœur d’œuvrer au bien commun et de contribuer à un avenir meilleur. La marque n’a donc eu de cesse d’aider celles et ceux qui, par leurs actes, sont source d’inspiration pour les jeunes générations.

Soirée d'ouverture au Clärchens Ballhaus, 2 février 2018.

Rolex est à l’avant-garde de la philanthropie d’entreprise depuis plus de quarante ans, depuis le lancement en 1976 des Prix Rolex à l’esprit d’entreprise, programme qui s’adresse à des esprits pionniers aux projets visionnaires dans les domaines de la science et de l’environnement.



Le Programme Rolex de mentorat artistique – second programme philanthropique de la marque – a été lancé en 2002 pour favoriser l’essor de la culture à l’international. Il identifie de jeunes artistes talentueux dans le monde entier et les met en relation avec des artistes renommés pour une année de mentorat et de collaboration créative. Fidèle à sa tradition de soutien à l’excellence, à la qualité et à la performance individuelle, Rolex offre à des artistes prometteurs du temps pour apprendre, créer et mûrir. Depuis son lancement il y a quinze ans, ce programme de mentorat s’est mué en un dialogue enrichissant entre des artistes de générations, de cultures et de disciplines différentes, assurant ainsi la transmission de l’héritage artistique mondial.



Parmi les 50 éminents artistes internationaux qui ont participé au programme en tant que mentors, on compte : Margaret Atwood, John Baldessari, Tahar Ben Jelloun, (feu) Trisha Brown, (feu) Patrice Chéreau, Anne Teresa De Keersmaeker, Olafur Eliasson, Brian Eno, Hans Magnus Enzensberger, William Forsythe, Stephen Frears, Gilberto Gil, Alejandro González Iñárritu, William Kentridge, (feu) sir Peter Hall, David Hockney, Rebecca Horn, sir Anish Kapoor, Jiří Kylián, Lin Hwai-min, Toni Morrison, Walter Murch, Mira Nair, Youssou N’Dour, Jessye Norman, Martin Scorsese, Kazuyo Sejima, Peter Sellars, Álvaro Siza, Wole Soyinka, Julie Taymor, Saburo Teshigawara, Kate Valk, Mario Vargas Llosa, Robert Wilson, Zhang Yimou et Pinchas Zukerman.

Rolex et le monde des arts

Fondée par Hans Wilsdorf et pionnière de la montre-bracelet depuis 1905, Rolex est à l’origine d’innovations majeures en horlogerie, comme la première montre-bracelet étanche, l’Oyster, lancée en 1926, et le mécanisme à remontage automatique par rotor Perpetual, inventé en 1931. Les affinités de Rolex avec l’excellence individuelle remontent aux origines de la marque pionnière. Au fil du temps, Rolex s’est impliquée activement pour soutenir les arts, le sport, l’exploration et l’environnement par le biais de diverses activités de sponsoring et de programmes philanthropiques.

Rolex soutient des disciplines artistiques telles que la musique, le cinéma et l’architecture, grâce à des partenariats durables avec des institutions culturelles et événements prestigieux, ainsi qu’avec des artistes exceptionnels.

Par exemple, parmi les plus grandes salles d’opéra au monde, Rolex est Montre Exclusive de la Scala de Milan, de la Royal Opera House de Londres et de l’Opéra national de Paris ainsi que Montre Officielle du Metropolitan Opera de New York. La marque est également Sponsor Principal du Festival de Salzbourg, Partenaire Exclusif de l’Orchestre philharmonique de Vienne et Montre Exclusive du National Centre for the Performing Arts de Pékin.

Rolex s’est aussi tout naturellement associée à des artistes exceptionnels tels que la soprano Dame Kiri Te Kanawa et le ténor et baryton Plácido Domingo, qui sont Témoignages Rolex depuis plusieurs décennies, ou encore la mezzo-soprano Cecilia Bartoli, le ténor Jonas Kaufmann, le baryton sir Bryn Terfel, le chef d’orchestre Gustavo Dudamel et la pianiste Yuja Wang.

Par ailleurs, désireuse de repenser sans cesse l’espace et de rechercher continuellement l’innovation, Rolex considère l’architecture comme une discipline appartenant également à son univers. Rolex est Partenaire Exclusif et Montre Officielle de l’Exposition internationale d’architecture – La Biennale di Venezia, le forum le plus réputé au monde en matière d’innovation architecturale.

Enfin, dans le monde du cinéma, Rolex assoit une présence forte en tant que symbole emblématique en apparaissant dans de nombreux films cultes depuis des décennies. Rolex est Montre Exclusive de l’Académie des arts et des sciences du cinéma, qui présente la cérémonie des Oscars à Los Angeles depuis 1929. Rolex soutient également la création de l’Academy Museum of Motion Pictures, futur musée de l’histoire du cinéma, qui est en cours de construction à Los Angeles et dont l’ouverture est prévue en 2019.

La contribution de Rolex en faveur de l’excellence dans le domaine des arts se fonde sur quarante années d’un riche héritage, qui encourage les performances exceptionnelles et le développement artistique dans le monde entier. Les arts font partie de l’ADN de Rolex, car ils ont en commun une même quête d’esthétique, d’innovation et de performance qui se reflète dans l’histoire de la marque.

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